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    L'homme, la nature, la technique

    L'homme, la nature, la techique

    Réflexions inspirées de Bernard Charbonneau et Jacques Ellul, avec la collaboration de l'Association Aquitaine B.Charbonneau J.Ellul, sous la présidence de Sébastien Morillon.

    Penser la science

    L’analyse du rôle joué par la science dans la société contemporaine

    par Bernard Charbonneau


    Extraits de :

    FT : Finis Terrae, A plus d’un titre éditions, 2010, p. 173-216

    NJ : Nuit et Jour. Science et Culture, Economica, 1991, p. 157-307

    Précision : ces textes ont été écrits au cours des années 1980.

    Choix des extraits: Sébastien Morillon

     

    Le plus souvent on critique la religion au moyen d’arguments empruntés à la science, et la science au moyen d’arguments fournis par la religion. S’élevant au-dessus de ces deux univers, Charbonneau les critique l'un et l'autre sous la lumière de l’unique liberté, cette brèche douloureuse et lumineuse qu'ouvre au fond de nous la contradiction. «Les religions dit-il, fabriquèrent un ersatz de cosmos rationnel gouverné par quelque Surhumain. » «La science ajoute-t-il, a fait passer la connaissance de l’orbite du sens à celle de la puissance. «Devenu Dieu grâce à la Science, l’homme sera parfait et immortel comme Lui», mais à l’état de machine. Raison pour laquelle nous avons créé le portail Homo Vivens. Penser la science

     
     L'impossible gestion du risque nucléaire par Simon Charbonneau

    En effet, la sûreté des installations nucléaires ne peut être assurée de manière satisfaisante dans un contexte d’instabilité économique et de crise financière comme nous la connaissons aujourd’hui. L’industrie nucléaire coûte très cher en investissement et en fonctionnement. L’explosion des coûts du chantier EPR de Flamanville est là pour le montrer. Et suite à la catastrophe de Fukushima, la sécurité sur les installations existantes va encore coûter plus cher. Quand au démantèlement des centrales hors d’usage et la gestion des déchets sur des milliers d’années, ils illustrent toute la difficulté pour un pays aussi nucléarisé que le nôtre à sortir du nucléaire ! Or les sociétés occidentales les plus riches se retrouvent actuellement face à une crise financière majeure qui est révélatrice de l’existence des limites d’une croissance mise à mal par l’énormité des investissements qui la font vivre. Un projet comme celui d’ITER illustre ces limites !& Dans ces conditions, on ne peut que redouter les conséquences de la dégradation du contexte économique et financier sur la sécurité nucléaire, sans compter les pertes de compétence chez les spécialistes les plus qualifiés que cela peut entraîner.

     

    Six courtes vidéos constituant une excellent inititation à l'oeuvre de Jacques Ellul

    C'est à dire que c'est lorsque je pense qu'il y a le risque d'une fatalité, autrement dit que les choses risquent de se développer comme un destin pour l'homme --et j'ai écrit que la technique finalement se développait comme une sorte de destin pour l'homme,--c'est à ce moment-là que l'homme doit se révolter et refuser que ce soit un destin. Et à ce moment-là, nous retrouvons ce que l'humanité a toujours fait quand elle s'est trouvée en présence d'un destin. Il suffit de se rappeler toutes les pièces de théâtre grecques où c'est en présence de la fatalité que l'homme se dresse en disant: Non. Je veux aussi que l'humanité existe, que la liberté existe.

    Hommage à Jacques Ellul par Ivan Illich

     

    «La technique est entrée dans mon existence en 1965 à Santa Barbara, le jour où, chez Robert Hutchins, John Wilkinson m'a donné un exemplaire de Technological Society, qu'il venait de traduire sur la recommandation pressante d'Aldous Huxley. Depuis lors, les questions soulevées par votre concept de la technique ont constamment réorienté l'examen de mon rapport aux objets et aux êtres. J'ai adopté cette notion ellulienne parce qu'elle éclaire une mutation de l'esprit: c'est une notion qui permet de cerner, entre l'éducation, les transports, les activités médicales et scientifiques modernes, le seuil auquel ces entreprises absorbent, conceptuellement et physiologiquement, le client dans l'outil; le seuil auquel les produits de consommation se muent en produits qui, eux-mêmes, consomment; le seuil auquel le milieu technique transforme en chiffres ceux qui y baignent,»

     

    Une lecture du Manuel de Transition de Rob Hopkins à la lumière de Bernard Charbonneau

     

    Lancé vers 2005 dans les Îles britanniques comme une réponse applicable localement au défi global du pic pétrolier et du changement climatique, impliquant une décroissance irréversible, le réseau international des Villes et communautés en Transition retrouve et met en application nombre des principes, stratégies et tactiques élaborés tout au long de sa vie par Bernard Charbonneau en vue d’une « révolution immédiate » de nature écologique et personnaliste. Ses écrits à ce sujet sont confrontés ici au Manuel de Transition de Rob Hopkins.

    Bernard Charbonneau et Wendell Berry  par Daniel Cérézuelle

    De cet équilibre, Charbonneau nous dit qu’il n’existe pas de modèle universel et intemporel mais que l’expérience nous en donne des exemples. En effet, le plaisir des sens que nous éprouvons dans certaines campagnes nous dit qu’un équilibre délicat a été instauré et nous donne des indications sur la relation d’alliance que nous devrions établir avec la nature: «Nous avons vaincu la nature. Aussi devons-nous apprendre à ne plus la considérer comme l’ennemi que nous devons briser. Cette victoire fut parfois mesurée, comme dans la campagne telle qu’elle existe dans certains pays anciennement civilisés. En Europe, en Asie, dans quelques rares contrées d’Afrique et d’Amérique, l’homme s’est lentement soumis à la nature autant qu’il l’a soumise. Et le paysage est né de ce mariage où les champs et les haies épousent les formes des coteaux, dont les vallées portent leurs fermes et leurs villages aux mêmes points où les branches portent leurs fruits. Et comme on ne saurait dire où commence l’homme et où finit la nature dans le paysage, il est impossible de distinguer le paysan du pays.» (JdB, p.27). «Qui considère la campagne dans nos pays d’Europe ne voit ni l’homme ni la nature mais leur alliance» (JdB, p.79). Comme Wendell Berry, Bernard Charbonneau est très critique à l’égard des politiques de protection centrées sur la nature sauvage car ce faisant, on oublie qu’en Europe, 90% de l’espace est occupé par la campagne. C’est pourquoi la manière dont nous cultivons la terre est au moins aussi importante que la manière dont nous protégeons les espaces sauvages; le genre d’agriculture que nous mettons en œuvre détermine de manière décisive notre relation quotidienne à la nature et c’est une grave erreur que d’avoir négligé le problème posé par la transformation de l’agriculture en une industrie dont l’unique but est la production au moindre coût d’aliments et de matières premières. Or, nous rappelle Charbonneau, comme toute activité humaine fondamentale, l’agriculture joue dans nos vies un rôle pluridimensionnel et doit assurer plusieurs fonctions à la fois.