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    Les sommets de la terre

     

    Commentaires

     La ruée sur les terres est l'une des questions cruciales en ce moment. . Voici un dossier à jour sur le sujet.

    Commentaire de monsieur Alain Vidal, directeur du programme "Eau et nourriture" du Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale.

        «Au sommet de Rio, passera-t-on des Objectifs du Millénaire pour le Développement (MDG) à des Objectifs de Développement Durables ? Comme je l'évoquais lors du Colloque "Faire Corps" organisé par Calame à Montréal, on ne pourra faire l'économie du débat entre, d'une part, nos modes de consommation et nos politiques de préservation de nos écosystèmes, et, d'autre part, les innovations technologiques et institutionnelles qui nous permettraient de trouver un nouvel équilibre au-delà des limites planétaires. Dans mon dernier blog, j'essaie de montrer comment les travaux du CGIAR (Consortium des Centres Internationaux de Recherche Agricole) permettent d'éclairer le débat entre ces limites planétaires qui sont au cœur des débats de Rio, et l'approche d'Oxfam qui tente d'y introduire les dimensions sociales et politiques.»

    Ruée sur les terres, accaparement de l'eau
    . Le journal Le Monde, cite Alain Vidal


    «Ce phénomène va rendre l'accès à l'eau plus difficile, en particulier pour les populations les plus vulnérables, et donc entraîner une multiplication des conflits d'usage locaux, redoute Alain Vidal, directeur du programme "Eau et nourriture" du Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale.

    Il va également avoir un impact sur l'environnement et - sans aller forcément jusqu'à l'assèchement des fleuves - entraîner la destruction d'écosystèmes dont dépend souvent l'existence de populations défavorisées."

    Grain constate que les achats et locations de terre se concentrent dans les régions disposant des plus importantes ressources en eau. L'ONG cite l'exemple de la région de Gambella, dans le sud-ouest de l'Ethiopie. Dans cette zone tropicale située au pied des hauts plateaux, de nombreux investisseurs étrangers - indiens, saoudiens et chinois - se sont lancés dans des cultures gourmandes en eau, riz et canne à sucre notamment. Les contrats de location des terres dont ils disposent leur permettent d'avoir un accès illimité et gratuit aux importantes ressources en eau de la région.

     

     

     

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    Le Sommet de Rio, qui s'ouvrira le 20 juin, s'inscrit dans une histoire qu'il faut connaître pour bien comprendre les enjeux actuels..En 1952, eut lieu à Québec l'un des événements qui préfigurèrent les préoccupations actuelles, le colloque international sur la Conservation des richesses naturelles renouvelables. 

    Les grands sommets

    Tout commença à Stockholm il y a quarante ans. La décennie précédente avait vu se former les premiers mouvements écologiques. Silent Spring de Rachel Carson parut en 1962. La guerre du Vietnam (1965-1975) avait attiré l'attention du monde entier sur l'inégalité entre le Nord et le Sud. Le premier choc pétrolier soulevant la question des limites des ressources naturelles se préparait déjà en 1972. Il eut lieu en 1973. En 1970 le Club de Rome, présidé par Aurelio Peccei et dont le sénateur canadien Maurice Lamontagne faisait partie , publia un rapport intitulé Limits to Growth, auquel on a plus de raison que jamais de s'intéresser par ce qu'il prévoit la fin de la croissance avant 2100, dans le cadre d'un modèle qui paraît optimiste compte tenu de l'entrée en scène de la Chine et de l'Inde et de phénomènes comme le réchauffement climatique moins connu en 1972.

    Edgar Morin, penseur de la complexité, est toujours à l'avant-garde


    La présidence du Sommet de Stockholm a été confié à l'économiste anglaise Barbara Ward et à l'écologiste américain René Dubos.

    En 1974, la revue Critère publiait, sous le titre Croissance et démesure, un numéro contenant outre plusieurs articles de fond sur la notion de limite et une analyse parfaitement claire du rapport Meadows, Halte à la croissance.

    Le Club de Rome et ses critiques, Yves Mongeau,

    Le complexe de Midas
    par Maurice Lagueux

    L'utopie ou la démesure politique,
    par Jean Prouxl

    De l'homo faber à l'homo sapiens par Jean Proulx

    Prométhée ou la démesure
    par Heinz Weinman

    Le premier sommet de Rio

     Jacques Dufresne a consacré trois articles à ce sommet, dans le cadre de la chronique qu'il tenait dans le journal La Presse chaque samedi à ce moment

    Le Sommet de Rio (1)

    La cité d'Éphèse, qui était encore luxuriante du temps de saint Paul, est aujourd'hui l'un des nombreux sites désertiques du pourtour méditerranéen. J'ai pour ma part longtemps pensé que les Anciens avaient l'excuse de ne pas savoir ce qu'ils faisaient quand ils permettaient à l'érosion de détruire leurs cités. Ce n'était pas le cas. Voici ce que Platon écrivait dans le Critias, quatre siècles avant notre ère:

    La terre a besoin des hommes (Rio- 2)

    À la fin de sa vie, notamment dans une chronique intitulé The Despairing optimist, Dubos revenait constamment sur le même thème: «aborder les problèmes écologiques d'un point de vue purement négatif ne mène à rien et surtout ne mobilise pas l'intérêt du public. Le public se fatigue très vite d'entendre seulement des histoires de désastre, il faut donc tout repenser d'une manière beaucoup plus positive.

    Dubos attachait beaucoup d'importance à la notion de résilience, mot synonyme de rebondissement, qui désigne la capacité qu'ont les écosystèmes de se reconstituer après avoir subi un stress. Soutenue par l'homme, cette aptitude de la nature au redressement est encore plus manifeste. «Je ne connais, disait Dubos, aucune situation, si tragique qu'elle ait pu être, qui n'a pu être redressée en une dizaine d'années, pourvu qu'on accepte de s'en donner la peine et de faire des choses relativement simples, beaucoup moins coûteuses qu'on ne le pense.

     Vivre avec la terre (Rio-3)

     Les hommes ont d'abord vécu sur la terre, ils ont ensuite vécu de la terre, l'heure est venue pour eux de vivre avec la terre», a dit le philosophe Raimon Panikkar dans sa conférence d'ouverture.

     

     

     Complément: Jour de la Terre

    Le paysage intérieur humain et le paysage extérieur sont le reflet l'un de l'autre. L'initiative appartient toutefois à l'humain. Trop d'adeptes du développement durable sont persuadés que cet humain peut, sans s'être transformé lui-même d'abord, créer un milieu vivant durable dont il subira progressivement l'heureuse influence par la suite. C'est une illusion. Le jardin intérieur précède le jardin extérieur et lui sert de modèle. Le paysage européen porte encore la douce marque de l'action civilisatrice des moines cisterciens. C'est leur jardin intérieur que ces moines cultivaient d'abord.

     

    Contributions d'Andrée Mathieu

    Depuis longtemps familière avec la complexité, Andrée Mathieu s'est intéressée notamment à l'approche suédoise en développement durable, connue sous le nom de The Natural Step

     

     Dennis Meadows, quarante ans après...

    Dennis Meadows, l'auteur, avec sa femme Donnela, décédée depuis, du rapport Halte à la croissance, n'a pas changé d'avis. Voici ce qu'il déclarait en novembre 2011:

    «Il enjoint les pays occidentaux de montrer l’exemple en prenant unilatéralement des mesures salvatrices, sans attendre d’hypothétiques initiatives des pays émergents (les « BRIC ») en ce sens. Avec un accent prophétique, il annonce qu’au cours des vingt prochaines années, nous connaîtrons davantage de bouleversements que dans le siècle écoulé, et que ceux-ci risquent d’engendrer plus de souffrances que de bien-être. Quatre décennies ont été irrémédiablement perdues pour tenter d’enrayer les grandes tendances au déclin. Dès la première crise pétrolière, l’Occident aurait dû lancer de vastes programmes d’économies d’énergie, d’efficience énergétique et de développement des renouvelables. Graphiques à l’appui, Meadows donne en exemple le pic du pétrole, et plus largement celui des énergies fossiles, précisant que les améliorations techniques accéléreront paradoxalement la déplétion et ne compenseront pas l’explosion de la demande. En conséquence, la hausse des prix est inexorable. Il rappelle le déni, voire le dédain, qu’a suscité son rapport en 1972 et offre une analyse rétrospective intéressante : à cette époque, le problème des limites planétaires était purement et simplement nié. Dans les années 1980, à la faveur de l’apparition du développement durable, l’establishment finit par admettre la réalité de celles-ci, mais estimait qu’elles étaient tellement lointaines à l’échelle temporelle qu’il ne fallait pas s’en soucier. Nouvelle étape dans les années 1990 : il reconnut cette fois l’urgence, mais aussitôt se rassura, et rassura les populations occidentales, en affirmant que les progrès technologiques seraient en mesure de reculer lesdites limites quasi indéfiniment. Enfin, dans les années 2000, l’élite clama que c’est dorénavant le marché qui trouvera les ajustements nécessaires. À quoi s’attendre de sa part dans les années 2010, si les trois idoles Science, Technique et Marché ont échoué à faire advenir le miracle, à savoir concilier la croissance économique avec le respect de l’environnement et la justice sociale ? Dieu étant mort et la démocratie partout en mauvais état, vers quoi vont-ils se retourner ? Vers un totalitarisme vert ?»Dennis Meadows, l'auteur, avec sa femme Donnela, décédée depuis, du rapport Halte à la croissance, n'a pas changé d'avis. Voici ce qu'il déclarait en novembre 2011: